Le modèle fait partie des huit modèles primés en 1913 primé par l’autorité militaire. Il existe en version camion plateau (longueur 3,5 m) ou en fourgon de livraison (charge utile réduite à deux tonnes) ainsi qu’en omnibus de 12 places.
Un client important de ce modèle est la Compagnie Générale des automobiles de livraison qui en commande 137 exemplaires en configuration de voiture à viande pour les louer aux abattoirs de la Villette.
Le Ministère de la guerre commande aussi des type 63 pour mettre en œuvre les premières voitures télégraphiques de transmission militaire qui seront ensuite commandées en plus grand nombre au début des hostilités.
Le modèle est équipé d’un nouveau quatre cylindres monobloc de 3 litres. Il dispose d’une boîte de vitesses à quatre rapports. Transmission par chaîne. La direction est placée à gauche.
La gamme utilitaires et poids lourds est composée à cette époque d’une dizaine de modèles de 800 kg à 3,5 tonnes.
En 1913, huit camions sont primés par le ministère de la guerre sur huit engagés (types 59, type 60, type 62 et type 63) ce qui constitue une belle réussite pour le constructeur compte tenu des efforts fournis pour ce concours ainsi que des enjeux commerciaux et financiers (primes à l’achat et d’entretien pour les clients civils). Logiquement, les véhicules civils sont réquisitionnés au début des hostilités puis beaucoup de types 63 sont transformés en camions radio qui complètent les commandes nouvelles.
En 1913, il existe dans l’armée un parc de 17 exemplaires de voitures télégraphiques type 63 en dotation ou en commande. Le parc est porté à 38 exemplaires dans les premiers mois de 1914. Ces voitures sont aménagées par Passerat avec des postes SFR (Société française radioélectrique). Le dispositif fonctionne en couple: la première voiture à trois glaces latérales reçoit le poste (modèle TRA 6) et la deuxième voiture à deux glaces latérales reçoit les batteries et le manipulateur. Le poste de 2 kw a une portée de 200 km en graphie.
Dix types 63 sont aussi utilisés par la marine à la fin de la guerre lorsqu’elle met en œuvre son programme d’auto-projecteur pour le camp retranché de Paris. Ces dix exemplaires étaient initialement destinés à être équipés en configuration radio mais SFR n’a plus en 1914 de postes radiotélégraphiques disponibles en usine.
Le modèle est proposé à l’exportation par exemple en Russie qui constitue un débouché important du constructeur, comme commandé sous forme de plateau bâché par la société des usines franco-russes.



