Voir aussi type 135 toutes versions.

Le modèle est la traduction routière des prestigieuses 135 S en pleine consécration sportive grâce à une suite ininterrompue de retentissantes victoires dont la victoire au Mans 1938 (couplé à la deuxième et quatrième place). 

De 1938 à 1939, puis de 1946 à 1952, en parallèle des modèles 135 M Compétition avant-guerre et 135 M après guerre, le type 135 MS (Modifiée Spéciale) assure la relève de la série des 135 “Competition court” produit de manière confidentielle jusqu’en 1937. Il constitue à ce titre le haut de gamme du type 135 avec un châssis similaire au 135 M mais avec un moteur inspiré du bloc 103 J du type course 135 Spéciale qui lui permet d’atteindre 165 km/h. Les finitions sont à ce titre particulièrement soignées et constituent, à l’instar des larges écrans du tableau de bord, une véritable invitation au voyage. 

Le modèle très abouti sur tous les plans et poussé au maximum de ses performances incarne le rêve automobile d’une génération.

 

 

La 135 MS est alimentée par trois carburateurs. Le nouveau groupe reprend quelques modifications testées avec succès sur les 135 S de course tels que culasse et bloc légèrement élargis, bougies de 14 mm (contre 18 mm) et les flux de gaz inversés avec trois orifices d’admission et six d’échappement. Ces modifications permettent d’atteindre 130 ch (contre respectivement 95 ch ou 115 ch pour les modèles 135 M un ou trois carburateurs). 

La boite Cotal est en option. 

Les carrosseries cataloguées sont identiques à celles des types 135 Sport et 135 M: “coach quatre place,” série Guilloré, “coach quatre places” luxe Chapron, “cabriolet quatre places” Chapron complété par les versions grand luxe qui sont proposées sur devis. 

Figoni & Falaschi réalise sur ce type des modèles racés et sportifs qui incarnent la quintessence du luxe automobile de l’époque.  Pininfarina (I) réalise en 1947 un coach aux inspirations des lignes italiennes de l’époque. Worblaufen (CH) réalise de très beaux cabriolets avec les ailes arrière fermées.

En octobre 1938, dans son numéro consacré au salon de l’automobile, L’Illustration ne recule pas devant un éloge particulièrement appuyé “la six cylindres est par excellence  l’automobile des sportifs, et c’est en même temps une voiture sûre, car le conducteur est maître de sa moyenne horaire: telle il l’a fixée, telle il l’obtient. Reprises brillantes, freinage puissant, tenue de route remarquable sont les plus sûrs garants de sa grande sécurité. [….] De ce rapide coup d’œil sur les modèles présentés par Delahaye, on peut tirer deux conclusions: d’une part toutes ces voitures se placent d’emblée dans la meilleure tradition française de qualité et de fini irréprochable. D’autre part, elles prennent un rang de choix sur la palette si riche, si diverse et si complète que représente l’ensemble des productions de nos grands constructeurs”.

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