Bien que moins flamboyant que le type 135, le type 148 L (pour “léger”) est un grand classique de “l’âge d’or” Delahaye. Il apparaît au salon 1937 pour combler l’écart entre l’imposant type 148 et le type 135 à vocation plus sportive. Le type 148 L  est produit jusqu’à l’interruption de la production des véhicules de tourisme en 1953.  C’est un modèle haut de gamme de grand tourisme aux performances élevées (140 km/h).

 

Le type 148 L reprend la motorisation 3,5 litres six cylindres monobloc 20 cv, 90 ch à 3500 tr/mn, du type 148 avec une version 3 carburateurs plus sportive en option. Après la guerre, le moteur 7 S 103 monobloc voit sa puissance varier selon le rapport volumétrique adopé en fonction de l’indice d’octane du carburant disponible. 

Le châssis de 3,15m est intermédiaire entre le type 135 (2,95 m) et le type 148 (3,35 m). 

La nouvelle boîte à quatre rapports silencieux dont deux synchronisés est inaugurée sur ce modèle qui équipera toutes les 6 cylindres. La boîte Cotal est en option.

A partir de 1938, la suspension évolue avec quatre amortisseurs hydrauliques Houdaille qui remplacent les amortisseurs Raxef transversaux. 

Avant guerre (196 exemplaires entre 1937 et 1939), deux carrosseries sont proposées au catalogue: une “conduite intérieure berline quatre/cinq places” roue de secours extérieure et une “conduite intérieure berline luxe quatre/cinq places”, roue de secours extérieure Chapron.  Cette berline luxe bénéficie d’un équipement très complet, banquette réglable à l’avant, accoudoir amovible à l’arrière, garniture en drap luxe, pare-soleil, filet porte-paquets, poignées montoires, cordelières porte couvertures, stores aux glaces et à la lunette arrière, déflecteurs aux glaces avant, deux mallettes dans le coffre arrière, indicateurs de direction et feux de position sur les ailes avant, roue de secours extérieure et peinture au choix. 

Le capot est décorée de deux rangées latérales d’ouïes encadrées de trois baguettes. Bien que n’ayant pas fait l’objet de commande militaire en série, il est possible que quelques modèle aient été acquis par l’armée compte tenu de la pénurie de matériel. 

Les modèles sont présentés avec le nouvel avant des Delahaye de tourisme de série: calandre bombée avec arête centrale et fines barrettes verticales. Le bouchon de radiateur a définitivement disparu sous le capot et est remplacé par un écusson peint (assorti à la carrosserie ou à l’intérieur) présent dans la communication de la marque depuis 1932.  Cette modernisation s’accompagne de projecteurs à glaces bombées et de pare-choc à double rainure aux extrémités roulées. L’intérieur est aussi luxueusement traité avec un tableau de bord en bois avec deux gros cadrans ronds rétro éclairés et de multiples instruments secondaires: jauge d’essence, température d’eau et d’huile, voltmètre, pression d’huile et ampèremètre ainsi que les commandes de tous les perfectionnements d’éclairage. 

Le modèle est proposé soit en semi-séries Autobineau, Chapron (berline “Diane” ), Guilloré ou pour des commandes spéciales (Labourdette)

 

Après guerre (504 exemplaires entre 1946 et 1953), le modèle est commercialisé uniquement en châssis nu avec calandre bombée d’avant guerre et écusson GFA. La calandre Charbonneaux apparaît en 1948, version étroite ou large. Les versions cabriolet bénéficient d’un renfort de châssis. Outre les demi-séries, le modèle donne lieu à de nombreuses réalisations remarquables des grands carrossiers français pour des commandes spécifiques de berlines ou de cabriolets : Letourneur & Marchand, Dubos, Franay, Chapron (berline “transformable”, cabriolet “Dandy”), Saoutchik, Guilloré.

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