Pour succéder au modèle 138 et coiffer avec un grand “véhicule statutaire” la gamme 135 qui s’étoffe, le type 148 est présenté en 1936 sous la forme d’imposantes conduites intérieures, d’empattement 3,35m. C’est sur ce modèle, et compte tenu de son poids imposant pouvant atteindre 1800 kgs, que les freins hydrauliques sont proposés pour la première fois par la marque à la place des freins à commande par câbles.

 

 

Présenté au salon 1936 pour son lancement commercial, le type 148 est associé à un moteur six cylindres en ligne 20 cv, 3557 cm3, alésage 84 mm et course 107 mm (90 ch à 3500 tr/mn) dont l’unique carburateur Solex (inversé 40 FILP) est alimenté par une pompe mécanique reliée à un réservoir arrière de 95 litres. 

La suspension avant est à roues indépendantes par parallélogramme à ressort semi-elliptique transversal et bras transversaux et obliques complétés par des amortisseurs à friction Raxef. La suspension arrière est effectuée au moyen de deux ressorts à lames semi-elliptiques avec des amortisseurs hydrauliques à bras Houdaille. A partir de 1937, la suspension évolue avec quatre amortisseurs Houdaille. 

La transmission s’effectue avec un embrayage monodisque à sec et une boîte de vitesse à quatre rapports dont les trois supérieurs sont synchronisés. la boîte Cotal est en option.

Apparu au tarif en juillet 1936 sous la forme d’un châssis nu, le type 148 est véritablement lancé au salon 1936 sous forme de deux conduites intérieures Autobineau, une “berline quatre/cinq places” déflecteurs avant, roues arrière flasquées et une “limousine six/sept places déflecteurs avant et arrière” avec supplément pour séparation. 

En 1937, la berline disparaît en raison du lancement du 148 L. 

En 1938, la limousine perd ses flasques de roues arrières. 

Le modèle donne lieu à des réalisations luxueuses de carrossiers telles les limousines Guilloré et Chapron (berline “Diane”, limousine “Sélect”, coupé de ville), ou les berline Labourdette quatre portes, dont certaines sont décapotables et certaines (décapotables ou non) bénéficient du système “Vutotal” qui élimine les montants du pare-brise.  

Le modèle est fabriqué à 163 exemplaires jusqu’en 1939 (dernier châssis N° 49265). Les dernières voitures fabriquées sont réquisitionnées par l’autorité militaire en plus des séries réservées. Après la guerre, onze châssis sont assemblés fin 1945 à la demande des services officiels sous la dénomination 148 L(léger) Long, dont les numéros sont sans doute compris entre 800136 et 800150.

Compte tenu de son poids, la vitesse maximale est de 125 km/h.

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