Cette six cylindres est une automobile de grand tourisme haut de gamme, elle peut atteindre 100 km/h en moins de 100m ainsi qu’une vitesse maximale de 125 km/h. Ce modèle inaugure de nombreuses nouveautés sur le châssis et le moteur; il représente une transition majeure vers le nouveau positionnement élitiste de la marque, certains modèle étant carrossés par Labourdette participent avec succès aux concours d’élégance en vogue.

 

Le type 126 (16 cv) est produit en deux séries successives de 100 exemplaires 55 ch (1931-1933) et 12 exemplaires 70 ch (1933-1934). Le châssis (3,150m pour la première série et 3,200 ou 3,228 pour la deuxième série) présente la particularité d’être entièrement embouti et d’intégrer les longerons, mais aussi, dans sa partie médiane, un large et robuste caisson ajouré rapporté par soudure et traversé par l’arbre de transmission. Les longerons emboutis en U profond sont réunis par cinq traverses extrêmes (deux avant et trois arrière). la suspension, quoique classique, comprend des ressorts à lames dont les extrémités pincent des rouleaux d’acier pour donner une souplesse constante. Les ressorts avant sont complétés par un dispositif anti- shimmy.

La deuxième série bénéficie du surbaissement du type 126 M, son empattement est légèrement augmenté du fait de la position nouvelle de l’essieu avant. Les derniers châssis reçoivent un embrayage Komet-Mecano et un nouveau joint de culasse. 

Le moteur monobloc six cylindres verticaux (2860 cm3, cotes 75,5 x 107) est alimenté par une pompe mécanique avec un carburateur horizontal Solex 35 FHDS (réservoir arrière de 75 litres).  La transmission s’effectue au moyen d’une boîte de vitesse Warner en blocs à baladeurs à quatre rapports et MA. 

Le modèle est proposé en première série avec deux nouvelles carrosseries d’usine, une berline quatre/cinq places Artois SICAL et une limousine sept places Berry SICAL.  Au salon 1932, la berline Artois devient “ grand luxe” et la limousine Berry devient Luxe avec des finitions inversées par rapport aux modèles précédents. Ces deux configurations sont complétées par le remarqué faux cabriolet quatre places “Provence” SICAL. De nombreuses options sont également proposées tels que les volets thermostatique chromés, les glaces Triplex, la séparation avec strapontin pour la limousine luxe… ainsi qu’une boîte de vitesse à roue libre. Au fur et à mesure de la production, sur le plan esthétique, la calandre chromée s’incline et les ailes s’allongent. 

En 1932, une série spéciale surbaissée  “Provence” préparée pour le tour de France auto reçoit un moteur dont l’alésage est porté à 80 mm (la cylindrée augmente à 3,227 litres)  qui sera ensuite commercialisé sous la désignation 126 M 18 cv super luxe. Cette version préfigure toutes les motorisations tourisme à venir et augure d’un changement radical dans le positionnement général de la marque vers le luxe et la compétition.

En deuxième série, les mêmes carrosseries sont proposées mais les dessins d’ailes s’allongent et les pare-brise s’inclinent légèrement ainsi que les ouvertures latérales des capots à volets. Au printemps 1934, la limousine SICAL sept places Berry est remplacée par la “conduite intérieure six/sept places” de la 18 cv Super luxe. Peu de carrosserie hors série ont été exécutée, hormis par exemple une originale berline Labourdette, un superbe cabriolet Duval (N°39894) exposé au magasin de la marque sur les Champs-Elysées ainsi qu’un coach décapotable Mignot & Billebaut

L’automobile peut atteindre la vitesse maximale de 125 km/h (110 km/h pour la première série).

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